[Comics] Critique de la mini-série comics Vader – Dark Visions

Bonjour à tous

La mini-série

Ok maintenant je vois ce que va donner cette minisérie d’anthologies. Un épisode sur un personnage, dans lequel Vador va faire irruption en mal ou en bien et changer sa vie à jamais (ou possiblement y mettre fin).

Je dois avouer que si chaque épisode agit comme celui-ci, c’est-à-dire proposer une vision déformée, excessive, avec un thème pas forcement propre à Star Wars, je signe direct pour chaque numéro.

Ainsi cette première petite histoire nous offre une histoire de monstre, de Très Gros Monstre avec dans le rôle de David, Dark Vador. Rajoutons à ça un peuple entier obligé de vivre sous terre à cause dudit Goliath dans un genre de monde post-apocalyptique, on a un décor de rêve pour une histoire courte.

Pour le reste, on découvre, dans ce genre totalement inédit, un Vador angélique aux yeux d’un jeune garçon, offrant une double lecture parfaite. Franchement je ne vois presque rien à redire.

Enfin côté dessins, on note de très grands progrès depuis le standardisé Lando – Quitte ou Double avec enfin un style personnel et percutant !

90%

Issue #2 – Unacceptable (la fiche)

C’est fondamentalement taré, incroyablement gore, excessivement violent, royalement explosif, on (je n’ai plus d’adverbe) frôle la perfection dans le genre, encore fois inédit en comics. Surréaliste !

Oui, ce n’est pas forcément crédible, mais qui ça intéresse ? On a tellement vu pire. Ici c’est décomplexé et ça s’assume jusque dans les dessins.

Pour vous raconter quelque peu cette histoire, un commandant de Destroyer traumatisé par Vador va tout faire pour accomplir sa mission, allant jusqu’à risquer la vie de son vaisseau et tout son équipage en prenant les décisions les plus folles… sans grand succès. Et quand je dis les plus folles, sans spoiler, c’est vraiment les plus folles !

Que voulez-vous, moi ça m’a plu, surtout grâce aux dessins qui évitent justement de donner un côté nanardesque à cette œuvre.

Brian Level est un génie. Au-delà de son style déjà quelque peu tranché et caricatural, avec une coloration sublime légèrement fantasque, il faut saluer son audace dans le découpage des cases. C’est simple, le décor se pose autant par les cases que par les dessins. La scène se passe à bord du Star Destroyer ? Les cases sont en forme de Star Destroyer ! Dans un champ d’astéroïdes ? En forme d’astéroïde ! Dans un U-Wing ? En forme de verrière de U-Wing. Etc. Etc. Etc.

Je n’ai rien lu d’aussi stimulant depuis un bon moment !

98%

Issue #3 – Tall, Dark and Handsomme (la fiche)

Premier point sans doute important, ce comics, mettant en scène une fangirl tarée et amoureuse de Dark Vador, ressemble à s’y méprendre à une histoire écrite et annulée par Chuck Wendig qui mettait en scène un homme obnubilé et vouant un culte à Dark Vador. La petite question qui se pose, car la réutilisation de l’histoire ne fait presque aucun doute : pourquoi avoir changer le sexe du protagoniste principal ? Pour cacher le fait que c’est du repompage ? Ou parce qu’au yeux du nouveau scénariste, ce genre fantasme passerait mieux chez une femme ?

Cela étant dit, attardons-nous sur ce qu’il se passe dans cette histoire. Une femme dont la passion est Dark Vador, devient totalement aveugle sur ce qu’est réellement Dark Vador, bien que plein d’éléments le lui rappellent, va imaginer des scènes très mièvres et candides d’elle-même avec Vador jusqu’à ce qu’elle se retrouve seule avec l’objet de ses convoitises.

Beaucoup de personnes l’ont qualifiée à juste titre de fangirl, à raison d’ailleurs. Elle met Vador sur un piedestal, collectionne des objets en lien avec lui, et imagine (et fantasme) ses rencontres avec lui. Le problème dans tout ça ? Les conséquences. Cette fille va faire passer les fangirls pour des idiotes aveugles, débiles, dont la passion est finalement une blague qui ne demande qu’à faire rire le lecteur. Car oui j’ai honte de l’admettre mais j’ai ri, étant un homme la double lecture possible de cette œuvre ne m’a pas sauté immédiatement aux yeux.

Notons d’ailleurs la morale finale prononcée par Dark Vador après avoir tué cette femme (oui je spoile sans scrupule) ” virez moi ce déchet de mes quartiers ». Cette femme, dont on ne saura jamais le nom est aussi inutile aux yeux de Vador qu’elle était considérée comme une moins que rien aux yeux de son patron, le seul autre personnage du comics, un chirurgien du seigneur Sith.

Autant vous dire qu’en terme de message et double lecture on est sur un gros raté. La fangirl random sans nom, soumise à deux hommes, n’est finalement qu’un corps à peine tiède, tout juste sorti du réseau d’ordures de l’Etoile de la Mort, avec les yeux vitreux et Vador qui l’enjambe en la traitant de déchet.

Côté dessins, je sais que beaucoup vouent un culte à Lopez mais j’ai trouvé ça incroyablement vide, lisse, avec tout le temps le même visage de fanatique pour la fangirl (ça colle bien vous me direz). Cependant lorsque cette dernière imagine dans son esprit des scènes entre elle et Vador, Lopez change de style et offre des dessins stylisés très plaisant à regarder !

5%

Issue #4 – Hotshot (la fiche)

On peut dire que je n’ai pas accroché du tout à celui-là. Le background du pilote se laisse lire, il a une histoire sympathique qui laisse présager du bon pour la suite… Suite ô combien décevante. Notre homme vient à peine de rejoindre la Rébellion, il a une occasion en or de tuer Dark Vador mais préfère s’enfuir. Pourquoi me direz-vous ? Car il a peur, peur d’une personne qu’il n’a jamais vue, qui ne le menace pas directement ; peur de tirer alors qu’il a déjà le doigt sur le bouton et la cible dans son viseur, peur pour sa vie donc il préfère fuir la menace qui ne le menace pas et qui est même en train de lui tourner le dos, condamnant par la même ses compagnons et causant fatalement sa propre mort.

Tout ce comics n’a aucun sens…

Côté dessins, on sent une imitation Luke Ross, c’est assez beau, surtout grâce à cette colorisation qui fait plaisir à voir. Malheureusement c’est très figé, peu de dynamisme (un comble pour un numéro avec des chasseurs) et les perspectives sont souvent mauvaises. Dommage.

15%

Issue #5 – You can run… (la fiche)

Dernier petit numéro de la minisérie avec de nouveau une situation grotesque avec un fort potentiel.

Le problème que je vais avoir avec ce numéro c’est son déclenchement. La fin m’a beaucoup plu, le fait d’introduire un élément hallucinogène pour amplifier le côté monstrueux de Dark Vador est excellent, de même que le pauvre personnage totalement brisé et terrifié sur la dernière page. Mais la cause de cette course poursuite est tellement absurde et sans grande explication que ça casse un peu tout le reste.

Je reste vraiment déçu mais bon, la fin est très intéressante.

Finalement en dessins c’est incroyablement puissant et le monstre Vador donne des sueurs froides ! Malheureusement, malgré des décors sympas et une colorisation franche les visages (comme souvent) sont très ratés.

58 %

Voilà pour les critiques. On en parle sur les forums.

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