[Héritage de la Saga] L’espace et Star Wars

L'écusson 2017 de CASIS

Dans l’espace, on fait des expériences scientifiques ! Ce n’est pas aussi impressionnant qu’un accélérateur de particules mais c’est tout aussi important. Grâce à l’impesanteur, les astronautes peuvent mener des recherches poussées d’un nouveau genre ; une chose impossible au sol. Les plus courantes sont liées à la micro-gravité et à la biologie humaine (par exemple l’étude du vieillisement accéléré, utile pour aller vers Mars).

Thomas PESQUET, le désormais célèbre spationaute français, a lui-même réalisé une soixantaine d’expériences à bord de l’ISS. En tant que représentant du CNES et de la mission “Proxima“, pendant 6 mois, il a notamment étudié les effets de la radiation dans l’espace ainsi que la théorie de la gravitation d’Einstein. On trouve également des choses plus terre-à-terre : comme nourrir un humain dans l’espace. Un domaine dans lequel la France a une expertise reconnue et qui reste absolument vital pour tout type de mission ambitieuse. Le laboratoire de notre compatriote se trouve dans le module américain Destiny. C’est ce laboratoire que représente CASIS.

CASIS n’est pas un fruit (mais le cassis, oui)

Commençons par ce sigle, CASIS, qui signifie “centre pour l’avancement de la science dans l’espace”. C’est un laboratoire de l’espace qui fait partie de l’ISS CASIS se présente comme une Organisation Non Gouvernementale à but non lucratif. Son objectif est de “maximiser l’utilisation de cette plate-forme inégalée pour l’innovation, en faire bénéficier toute l’humanité et encourager une nouvelle génération à regarder les étoiles“.

L’espace, frontière de l’infini… sauf en orbite.

Si dans un autre contexte, l’espace est la frontière de l’infini, dans ISS, ce n’est pas le cas. Créé en 2011, CASIS est en (grande) partie financé par le gouvernement américain et son laboratoire est nationalisé : il est situé dans la partie américaine de la station spatiale. Le “segment orbital américain” (USOS : US Orbital Segment) regroupe 4 agences spatiales : la NASA, l’ESA, l’ASC ainsi que la JAXA.

Ces “frontières” sont sutout liées à la construction de la station qui a débuté en 1998 (et devrait se terminer en 2018).

C’est ainsi qu’on trouve logiquement un “segment orbital russe” (ROS) exploité par l’agence spatiale russe, Roskosmos.

Ce système de segments permet d’envisager toute sorte d’intéractions. Pas moins de 16 pays participent à l’aventure qu’est l’ISS, mais beaucoup d’autres voudraient en faire partie. C’est ainsi que la Russie laisse deviner qu’elle pourrait bientôt gérer sa diplomatie en invitant de nouveaux pays dans le segment russe. Une façon pour les pays candidats de briller nationalement et internationalement. Ce levier politique et scientifique reste d’actualité, même si le secteur privé est en plein essor et pourrait nous surprendre dans les 10 prochaines années…

Le puzzle de 450 tonnes mesure 110 m de long sur 74 de large et 30 m de haut. Le mastodonte flotte au-dessus de nos têtes entre 350 et 400 km d’altitude, à une vitesse maximale de 27 600 km/h !

L’utilisation de la station pourrait être prolongée jusqu’en 2024, si les russes ne récupèrent pas leur segment en 2020… Une autre Station Spatiale Internationale devrait voir le jour, avec Mars comme ligne d’horizon et comme objectif commun.

Reste que, depuis l’arrêt des navettes américaines, la NASA dépend entèrement des capsules russes Soyouz (ravitaillements, équipages). Et lorsqu’un incident arrive, les astronautes peuvent, fort heureusement, se réfugier dans l’autre segment. Des incidents qui pourraient se multiplier, quand on sait que cetains des plus vieux modules ont une durée de vie de 15 ans…

La communication par Star Wars

Un écusson peut être utilisé dans de nombreux cas de figure : pour représenter une nationalité, une entreprise, un grade, une mission, etc… Dans le cas des astronautes, c’est avec fierté qu’ils emportent souvent plusieurs écussons sur leurs combinaisons.

CASIS fonctionne apparemment sur le modèle des années scolaires. A un mois après, l’année dernière, l’écusson avait pour thématique les Gardiens de la Galaxie.
Cette année, CASIS a choisi Star Wars !
Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve Star Wars dans ce type de contexte. En plus des expressions ou des noms propres empruntés à la Saga, en février 2015, la NASA n’a pas hésité à mettre en scène l’ensemble d’un équipage d’astronautes avec la 45ème expédition vers l’ISS.

  • L'écusson Gardiens de la Galaxie avec Rocket et Groot
  • L'équipage 45 de l'ISS

Pour être à la hauteur des attentes de CASIS, Lucasfilm a fait appel à Doug Chiang. Cet artiste a travaillé notamment sur les épisodes 1, 2, 7 et Rogue One.
On découvre donc K-2S0, BB8, Chopper et la Station Spatiale, le tout sur fond d’Etoile Noire. L’écusson, quant à lui, est dessiné sous forme de Faucon Millenium ! Qui veut ajouter cet écusson à côté de ceux des Héritiers de la Force ?

Je n’ai malheureusement pas de photo illustrant l’écusson de l’année dernière au bras d’un astronaute. Est-ce un oubli ou juste un outil marketing qui se limite à la communication terrestre ?
Quoi qu’il en soit, c’est un joli clin d’oeil, mais pas seulement.
En effet, CASIS a également évoqué la participation de l’ISS à la série documentaire “Science and Star Wars” que l’on pourra découvrir prochainement.

Ci-dessous, vous trouverez la vidéo de la conception de l’écusson :

L’une des raisons pour lesquelles George Lucas a créé Star Wars était d’inspirer un sentiment de romance et d’aventure de l’exploration spatiale pour une nouvelle génération d’explorateurs spatiaux” Doug Chiang.

Je vous laisse méditer là-dessus et je retourne rêver de conquête spatiale et d’un futur plein d’espoir.

A bientôt, sans doute pour la série “Science and Star Wars”.

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