[Jeux Vidéo] Critique de Empire at War: Forces Of Corruption !

Bonjour à toutes et à tous.

Je vais tout d’abord vous informer qu’ Alfred M. officiera désormais sur l’excellent Empire at War et son add-on, Empire at War: Forces Of Corruption. Avant de vous tenir au courant sur les futures actus, il nous a rédigé une copieuse critique sur un titre particulièrement apprécié chez les fans de l’Univers Étendu Légendes.
Malgré une date de sortie relativement lointaine, Empire at War et son frère cadet continuent de nous étonner grâce à une forte communauté de fans qui maintient le jeu à flot en fournissant régulièrement de nouveaux ajouts. Nous remercions donc Alfred M. de nous tenir continuellement informés sur ce titre fort sympathique. Je vous laisse donc profiter de cette critique très constructive qui vous permettra de (re)devenir un héros impérial ou rebelle.

Avec le retour de son mode online sur Steam le 1er Septembre 2017, Forces of Corruption est légèrement revenu sur le devant de la scène. Même si, bien qu’il date de 2006, le jeu a toujours su garder une base de fans, surtout grâce à sa solide communauté de modeurs. Nous sommes 8 mois après la sortie d’Empire at War (dont vous trouverez le test ici, à lire avant de préférence si vous n’êtes pas familier avec Empire at War), quand arrive son extension, Forces of Corruption. Comme il est de coutume pour les add-on (les ancêtres des fameux DLC) de jeux de stratégie, celui-ci propose une nouvelle faction plus ou moins sortie de nulle part : le Consortium de Zann.

La corruption à la conquête de la Galaxie

Au lieu de prendre une faction déjà existante de l’Univers Etendu, les gens de chez Petroglyph ont décidé d’en créer une nouvelle en reprenant à bon compte des vaisseaux et autres éléments de l’univers. Pour les phases tactiques dans l’espace, nous disposons par exemple de la corvette Crusader mandalorienne et le chasseur StarViper du Soleil Noir. Pour celles au sol, nous avons les droïdes destroyers de la Prélogie ou encore les Sœurs de la Nuit et leurs rancors. Pour les phases de gestion/wargame où la carte est toujours celle de la Galaxie, un nouveau système, qui fera beaucoup penser aux Hutts, fait son apparition : la corruption. Entendre par là, la corruption morale des masses tout autant que la corruption politique des élites. Pour corrompre un monde, vous avez principalement trois solutions possibles, l’Intimidation, la Piraterie ou le Kidnapping (la solution dépend de la planète). Pour être effective, ces actions requièrent d’utiliser un soudoyeur qui permet de déclencher une courte mission tactique à laquelle un héros doit participer. Une fois cette mission réussie, la corruption augmente et permet de débloquer d’autres options avec les soudoyeurs, pour un total de 8. L’une d’elles est le Marché Noir qui permet de rechercher les technologies, mais est directement dépendant des recherches d’autres factions. Toutefois, hormis pour les recherches, ce système n’est pas indispensable au Consortium, ses unités étant largement capable de tenir tête à celles de l’Empire ou de l’Alliance. Et si la corruption permet de donner des avantages au Consortium, elle cause aussi des malus importants aux planètes ennemies. Assez pénible quand on joue une autre faction, comme avec l’Empire où l’on utilise souvent Palpy exclusivement pour nettoyer la corruption alors qu’on préférait l’utiliser au combat.

Trois face à l’Univers

Le Consortium est personnifié par trois héros principaux. Tout d’abord son chef Tyber Zann, un génie du crime, sorte de variante obscure du personnage de Talon Kaarde créé par Timothy Zahn (la ressemblance des noms de l’auteur le plus emblématique de l’UE et de celui du personnage principal du jeu ne vous aura pas échappé). Son second est un guerrier sage non-humain du nom d’Urai Fen. Le troisième héro est une héroïne : Silri, une Sœur de la Nuit. Tous trois sont bien développés (chacun a son caractère, ses propres objectifs et est servi par un bon doublage) dans l’unique campagne (malgré le pluriel utilisé dans le menu, hérité du précédent volet) du jeu où nous jouons les forces du Consortium. Elle vaut largement celles du jeu de base mais dispose d’un scénario plus original et sympathique à suivre qui se déroule entre ANH et RotJ. On y retrouve, comme dans toute cette extension d’innombrables allusions à l’UE. Sans vous révélez la fin du scénario, sachez toutefois qu’elle est très ouverte et n’est pas une véritable conclusion. Ce fait et la façon dont le Consortium est présenté : capable de défier l’Empire et l’Alliance dans la conquête de planètes a pu laisser dubitatif sur la place d’une telle œuvre dans l’UE. Même parmi le staff de Lucasfilm, qui a décidé de demander leur avis aux fans via un sondage sur le site de LucasArts. Les internautes pouvaient répondre ce qu’ils voulaient voir intégrer à la continuité :

- Autant de choses que possible

- L’histoire de base mais sans les éléments de gameplay

- Seuls les vaisseaux et les personnages

- Rien

Il y aussi une réponse du type “Ne se prononce pas” et les gens auraient pu tous voter pour celle-là, car finalement, on n’a jamais tenu compte de ce sondage. La continuité étant probablement considérée comme trop sacrée pour être laissée entre les mains des fans. Finalement, le Consortium de Zann fit son apparition dans d’autres œuvres du canon, maintenant renommé Legends… et même dans le canon du Story Group via sa mention dans un jeu mobile (ce qui n’implique rien de plus que ce qu’on peut lire dans ce jeu, pas sur en effet que l’on revoit de sitôt des dresseurs d’Ewok kamikaze).

Quoi de neuf chez les autres factions ?

Le gameplay de Forces of Corruption (FoC), à l’exception du système de corruption, reste très semblable à celui du jeu de base (et hélas les combats terrestres sont rarement passionnants). On peut noter quelques nouveautés toutefois, comme la possibilité d’utiliser des bunkers présents sur les cartes ou d’effectuer un bombardement orbital. Ce dernier ne remplace pas le bombardement classique utilisant des bombardiers. On peut donc utiliser les deux types chacun à leur tour. Forces of Corruption se voit pourvu de nouvelles planètes (14) et aussi de nouvelles unités et héros pour l’Empire et l’Alliance, comme Garm Bel Iblis, Thrawn, Yoda, le Juggernaut, le B-Wing ou encore le super destroyer de classe Executor. Ce dernier ne fait d’ailleurs pas sa taille officielle alors que dans le jeu original, les équipes avaient réussi à reproduire fidèlement le MC80 Home One d’Ackbar bien que de nombreuses sources lui donnent une taille fantaisiste. Il faut avouer que l’Executor est déjà pénible à manœuvrer, on ose à peine imaginer si le vaisseau avait fait 19 km de long dans le jeu. Les modes Conquête Galactique (GC) et Escarmouches sont toujours présents. Il existe 6 scenarii de GC, avec à chaque fois les trois factions présentes. Dommage, on serait bien revenu à de bons vieux combats entre l’Alliance et l’Empire sans avoir à se dépatouiller avec la corruption. Quoiqu’il en soit, le contenu est décent pour un add-on mais pas non plus extraordinaire.

Oui mais aujourd’hui ?

Le jeu datant de plus de dix ans maintenant, qu’est-ce qui pourrait pousser des gens à continuer à y jouer ? Il s’agit déjà du jeu de stratégie le plus poussé et le plus intéressant qui existe dans l’univers de Star Wars. Le fait qu’il soit le meilleur ne veut pas dire qu’il n’a pas de défauts, loin de là, la plupart étant hérités du jeu de base. Ensuite le jeu possède une communauté de modeurs incroyables, produisant des versions du jeu à toutes les époques des deux univers (sans mentionner les autres licences adaptées dans FoC). Les plus populaires étant Thrawn’s Revenge: Imperial Civil War, Awakening of the Rebellion et Republic at War, chacun reprenant une période clé de l’univers en proposant de nouvelles fonctionnalités, des refontes graphiques et un contenu dingue. Ils sont d’autant plus facile à jouer depuis la mise à jour du 1er Septembre 2017 sur Steam puisque ces mods sont maintenant directement disponible sur le Workshop (on les sélectionne en un clin d’œil et ils s’installent tout seuls). On doit aussi noter la présence d’un mod francophone appelé Strategic Improvement. Il est doté d’un contenu gargantuesque mais ne conviendra pas à toutes les machines. Avec ou sans les mods, le jeu, malgré ses défauts vaut vraiment le coup pour ceux qu’un jeu de stratégie dans l’univers de Star Wars peut intéresser.

Note : 80%

Les PLUS :

+ Les liens avec l’UE

+ Les mods

+ L’histoire originale

Les MOINS :

- Les défauts du jeu original toujours présents

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