[Littérature] Critique de Je suis ton Père ! Origines et Héritages d’une Saga Intergalactique, supervisé par Marc Atallah

couverture du livre

Ce qui est intéressant avec cet ouvrage, c’est qu’il ne s’agit pas simplement d’un guide sur l’exposition Star Wars avec un listing des photographies et des sculptures.
On a quand-même 2 essais pour approfondir le lien entre cette Saga et l’Art, quel qu’il soit. Bon, d’accord, on a aussi un catalogue des œuvres présentées qui proposent une relecture du mythe.

L’introduction fait la part belle au succès du merchandising qui permet de s’échapper de notre monde en prolongeant l’imaginaire créé par les films. On nous explique pourquoi Star Wars est devenu bien plus qu’un divertissement.

Le premier essai ‘Avant la Saga’ écrit par Frédéric Jaccaud s’attarde sur le fait que Star Wars est un mythe moderne qui se réapproprie des segments narratifs de la Science Fiction des années 20 à 60.
L’auteur revient sur les débuts de la Science Fiction en tant que phénomène culturel. On débute avec l’Heroic Fantasy qui permet d’explorer de nouveaux horizons car, le réel rattrape l’imaginaire avec la conquête spatiale par les USA suite à la Seconde Guerre Mondiale. Et oui, la SF spatiale devient ringarde.
Mais voilà que Star Wars arrive et chamboule tout sur son passage, mais conserve quand-même les codes des œuvres précédentes.

  • couverture du livre

On passe au gros du sujet avec la présentation des œuvres de divers artistes.
On a une introduction sur leur travail puis on découvre les images des photographies et sculptures. Il faut signaler que concernant Cédric Delsaux, on a des photos inédites dont certaines prises dans des quartiers de Marseille.
On a des approches très différentes en fonction des artistes. On a des aspects assez originaux comme les sculptures de papier de Jodi Harvey qui sortent des livres, ou, les détournements de Travis Durden.
On a aussi des mobiliers exclusifs crées pour l’exposition par le collectif Superlife avec entre autres une table en forme de Millennium Falcon et un support de glace à la R2-D2.
Bref, c’est varié, et ça donne envie d’aller sur place pour admirer ces œuvres de nos propres yeux.

Le second essai intitulé ‘L’Après’ écrit par Alain Boillat est une analyse selon le point de vue cinématographique, et se focalise sur les différentes facettes qui donnent de l’inspiration aux artistes.
L’auteur revient sur la Saga ‘La Planète des Singes’ qui est le précurseur de la pratique sérielle au cinéma et du merchandising. On discute sur les éléments qui font que les films sont apparentés à des légendes. Une partie s’intéresse à l’Etoile de la Mort, une autre aux droïdes et leur représentation identitaire. On s’attarde également sur les affiliations entre les personnages.
Mais tout ça, sans oublier de l’intégrer dans le travail des artistes avec leurs visions sur le phénomène Star Wars.

  • couverture du livre

On termine sur un long entretien avec Cédric Delsaux, l’auteur du livre Dark Lens. Il nous précise sa façon de donner vie à ses photos en considérant l’esthétisme des lieux choisis et la pose des personnages. C’est un travail de longue haleine et un travail d’équipe, car il n’est pas tout seul dans son coin pour arriver à un résultat satisfaisant.
A côté de ça, il donne sa définition de la SF et de ce qu’elle doit représenter dans son imaginaire. Pour lui, beaucoup de films estampillés SF, surtout ces dernières années, n’ont rien de SF.

Cet ouvrage est donc intéressant car il propose des œuvres originales librement inspirées de la Saga Star Wars, mais va plus loin dans l’aspect artistique avec les 2 essais et l’interview.
Comme point négatif, je dirai que l’accès aux notes n’est pas pratique car il faut aller les chercher à la fin du livre, alors que les mettre en bas de page aurait été bien plus pratique. Et cela permet une lecture plus fluide. Tout au long des pages, il y a régulièrement des termes techniques utilisés qui ne sont pas forcément connus de tous si on n’est pas féru de cinéma et d’art. Un lexique n’aurait pas été de trop.
Mais tout ceci ne gâche pas la lecture.

Dernière chose sous forme d’anecdote. Le prix éditeur enregistré dans les librairies et sites internet est de 39.95€ alors que le prix noté sur la couverture est de 34.95€. Donc vérifiez bien le ticket de caisse.

Bon, maintenant, faut trouver du temps pour découvrir cette expo. ^^’

Suissement vôtre

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