[Littérature] Critique de Star wars un Mythe Universel, de Monika Siejka

couverture du livre

Petit rappel :

Avec ce livre, on approfondit les racines de la Saga Star Wars en se focalisant sur des thèmes bien différents tels que les mythologies antiques, le Roi Arhur, les Westerns, la Science Fiction, les Samouraï, et bien d’autres. On cherchera à comprendre certains aspects comme la définition du “Héro”, l’origine des Jedi, …
A côté de ça, le livre propose une biographie sur George Lucas centrée sur la Saga, et, un guide sur l’étymologie de certains noms de personnages et de lieux.

Critique :

L’auteure, dans ce livre, nous livre sa vision sur le pourquoi Star Wars est un mythe. Elle apporte beaucoup, beaucoup d’éléments venant de divers domaines (littérature, histoire, cinéma, culture, …) pour accompagner le parcours du Héro.
On se restreint aux 6 films de la Trilogie et de la Prélogie. On ne tient pas compte des nouveaux films. En partant de là, le vrai Héro de cette étude est Luke et non Anakin. On a également la notion de l’anti-héro en la personne de l’Empereur, Anakin étant considéré plus comme un ange déchu car il n’est pas si manichéen que ça.

Durant le parcours initiatique de Luke donc, on se pose quelques instants pour découvrir les nombreuses références tirées de la religion, des mythes anciens, des sagas littéraires, du cinéma, de la littérature.
On a ainsi des comparaisons avec Paul dans Dune, avec Néo dans Matrix, avec le divin, avec les héros grecs pour ne citer que ces exemples.
On ne se focalise pas que sur Luke, on regarde aussi son entourage et les environnements traversés. Le choix de faire le test dans la grotte sur Dagobah n’est peut-être pas si anodin que ça. En effet, la ‘grotte’ a de nombreuses connotations dans ls quelles les personnages doivent se retrouver.
On a coutume de comparer les Jedi aux Samouraïs mais par certains aspects, ils se rapprochent également des Templiers (vie monacale, transmission du savoir, …).

On a un chapitre sur le rôle des droïdes avec évidemment un parallèle avec les robots de Asimov. Pour résumer, les droïdes dans Star Wars sont bien dociles et sont souvent présents pour le côté léger du ton, voire humoristique. Ce qui n’est pas faux.
S’ils font le mal, ce n’est pas de leur propre chef (cf les droïdes de combat qui sont ‘contrôlés’ à distance). On est loin de la complexité des machines qui provoquent l’apocalypse comme dans Terminator.
Je ne suis pas tout à fait d’accord car même en ne se concentrant que sur les films et uniquement sur les films, on a une, voire deux exceptions, avec IG-88 et 4-LOM (sur le pont de l’Executor) qui sont des droïdes chasseur de primes et qui ont donc une ” conscience ” malfaisante. Si on regarde plus loin, on a aussi les droïdes ‘tacticien’ dans la série The Clone Wars, qui sont autonomes.

La partie sur les références cinématographiques est intéressante avec des orientations vers le conte, le peplum, le western, les films de cape et d’épée, la science fiction. On a aussi quelques mots sur la musique.
On a quelques pages sur les liens entre la politique dans Star Wars et la politique bien de chez nous.
On termine par quelques mots sur le Réveil de la Force et l’évolution du mythe engendré par les 6 premiers films.

Pas loin de 15 pages sont consacrés à l’étymologie des noms et des prénoms. Cela concerne les noms des personnages mais également des lieux, des planètes, des races. Encore une partie qui montre que George Lucas n’a apparemment rien laissé au hasard. Bref, c’est instructif

Passons à un truc qui me dérange, l’auteure avoue qu’elle n’est pas fan de Star Wars (ce n’est pas ça le problème, je vous rassure ^^), que c’est plus l’aspect sociologique qui l’a attiré. Et malheureusement, ça se voit car on trouve plusieurs grosses coquilles qui font hérisser le poil.
Page 44 : on nous dit que Yoda est le Maître de Sidious.
Page 45 : ” A l’arrivée sur Tatooine, dans le Nouvel Espoir, alors qu’ils sont recherchés, Obi-Wan utilise ainsi la Force pour obliger un dealer (un revendeur de bâtons de la mort) à renoncer, immédiatement, à son commerce destructeur de vie ». 3 erreurs dans une même phrase, ça pique.
On a aussi plusieurs scènes qui sont situées dans le mauvais film comme :
Page 58 : ” Yoda dit à Luke lorsque celui-ci ne parvient pas à sortir son vaisseau des marais sur Dagobah dans le Retour du Jedi »
Malheureusement, ça, pour un fan, ça gâche la lecture.
Autre petit truc qui ne va pas. L’étude est basée uniquement sur les 6 films. Pourquoi pas. Mais on ne peut pas oublier que le Réveil de la Force existe et que ce film fait partie de la Saga. Du coup, quand on nous démontre que le Héro et son voyage initiatique ne peut être que masculin, la femme n’étant qu’en arrière plan, on ne peut que rétorquer que Rey est là pour tout contredire.

Voilà. Au fil des pages, on retrouve des idées déjà vues dans d’autres ouvrages du même type mais on a aussi de nouvelles approches qui prouvent que Star Wars n’est pas facile à appréhender tant les références sont nombreuses. Il est impossible de cantonner la Saga dans une catégorie. Conte, mythe, space opéra, série, saga ? C’est un peu tout à la fois.
Ce qui est bien dommage, c’est que tout ce travail est voilé par les grossières erreurs, trop nombreuses à mon goût.

Note = 55% (à cause de ces erreurs)

On en parle sur le forum !

On attend votre opinion de votre lecture dans la fiche du livre.

ps: Un grand merci à Monika Siejka pour l’exemplaire offert.

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