[Littérature] Critique de The Last Jedi – DJ: Most Wanted par Marvel

Bonsoir à tous !

Hier est paru aux Etats-Unis le one-shot The Last Jedi – DJ: Most Wanted, centré sur le personnage joué par Benicio del Toro dans l’Episode VIII. Alors que le personnage n’est pas forcément à la hauteur des attentes dans celui-ci (avec de nombreuses questions laissées en suspens), qu’en est-il de ce comics ?

The Last Jedi – DJ: Most Wanted

Synopsis :
One-shot sur le peronnage de DJ dans le film Les Derniers Jedi (personnage joué par Benedicio Del Toro). Le comics nous révèlera une journée dans la vie de DJ juste avant son apparition dans Les Derniers Jedi et ce qui l’a mis sur le chemin des héros de la Résistance.

La critique sans spoiler de Lain-Anksoo

Faisons un petit tour des comics sortis pour faire du chiffre, pardon surfer sur la vague des films. On en a eu deux ambitieux mais qui, propres au muselage de ces dernières années, ont été tout au mieux passables, Phasma et Les Ruines de l’Empire. Et nous avons eu ceux qui démontrent la manière qu’a Marvel de faire du chiffre sans trop transpirer : des one-shots. Le premier sur C-3PO était un chef d’œuvre… normal on l’avait attendu longtemps. Le deuxième sur Cassian est sorti pour remplacer tous les comics Rogue One annulés, ils ont donc fait ce qu’ils ont pu. Et enfin Marvel a eu la bonne idée d’en sortir deux sur des éléments importants et possiblement intéressants de l’Episode VIII. Des éléments qu’on souhaiterait développer dans l’UNIVERS Star Wars, à savoir Crait et DJ. Mais qui fut chargé de scénariser ces deux one shot ? Ceux que j’appelle les deux Ben (Ben Dupont avec T et Ben Dupond avec un D). Le début de la catastrophe.

Scénario : Ben & Nuts

Pour vous faire une image, ces deux hommes quand ils étaient enfants devaient être du genre à écraser les fabrications en pâte à modeler de leurs petits camarades pour ensuite tout prendre pour eux et en faire quelque chose de radicalement différent…

Et ça ne rate pas. On part avec aucune mention des nouvelles sur Canto Bight ou de leur personnage, on ignore tout le background déjà existant de la planète et surtout, on ignore ce que le guide du film a dit du personnage de DJ et des causes de son emprisonnement.

Ils ont fait ce qu’ils font toujours sur leurs romans Join the Resistance, comics Star Wars Adventures ou comics Marvel : Ce. Qu’ils. Veulent.

Pour le reste, histoire de montrer qu’ils en ont, ils ont cherché à faire une histoire étonnamment compliquée pour absolument pas grand-chose. On va de ramifications en ramifications, en rajoutant des protagonistes toutes les deux pages (en sachant qu’il y a juste une trentaine de pages) avec un ” rebondissement dont on se fiche toutes les cinq pages. On voit le problème que pose le format one-shot, que ce soit dans le comics Crait ou celui-ci, c’est trop court pour un élément avec autant de background. Je veux dire Crait on sait qu’ils ont eu une base mais le format du comics fait qu’ils y restent que 24h. DJ on sait qu’il a fait plein de magouilles donc on en case le plus possible ici…

Enfin dernier point négatif : DJ est un codebreaker, ça ne serait pas intéressant, je ne sais pas, de lui faire bah… craquer du code dans le comics ? Non ? Ah ok tant pis on enchaine…

11/50

Dessins : concordance les gars…

Ça c’est une chose qui m’énerve particulièrement, chez Marvel la plupart des auteurs ont un style bien défini (bon ok sauf le dieu des dieux Immonen) alors pourquoi s’obstiner à mettre sur une série un auteur dont le style ne s’accorde pas avec le sujet ?

Noto sur une série d’escadrons de chasseurs. Dodson sur du space opéra. Molina sur une série avec des personnages issus de films. Larroca sur n’importe quelle série. Denys Cowan, juste Denys Cowan. Nombre de fois que ça n’a pas matché. Et je ne parle pas de la couleur…

Ici le problème c’est le cadre, enfin Kev Walker a du mal à recréer un personnage qui provient d’un film mais ce n’est pas le plus grave. Il a un style épuré, il ne va pas dans la surabondance (entendez la surabondance de décors et de détails, car il va souvent dans l’excès sur ses personnages). Or on est à Canto Bight ! S’il y a un cadre où on doit aller dans le chichi et les fioritures c’est celui-là. On a donc trop souvent des décors vides et surtout des couleurs pastels. Il manque vraiment le côté luxe, le côté démesure et le côté casino.

Dernier point, comme je l’ai dit Walker va souvent dans l’excès avec ses personnages, que ce soit leur physique (un rodien bodybuildé par exemple) ou dans leurs gestes (je rappelle à tous le Wookiee avec la sulfateuse), mais finalement Canto Bight est un lieu beaucoup trop sérieux pour ce genre de choses et ça ne colle pas forcément tout le temps non plus…

17/50

En conclusion, tiercé gagnant : scénaristes et auteur non adaptés à l’histoire racontée. Next !

Le plus :

  • Kev Walker reste un dessinateur que j’apprécie

Les moins :

  • Aucune adéquation

  • Aussi difficile de se débarrasser des deux Ben dans l’univers de Star Wars qu’une tique implantée dans un endroit sensible

Note : 28%

Voilà pour la critique. Sachez que nous n’avons pas encore de date de sortie française pour ce comics.

On en parle sur le forum.

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