[Littérature] Critique Le roman Les Seigneurs des Sith sort en France !

Aujourd’hui sort (enfin) en français le roman Lords of the Sith, Les Seigneurs des Sith chez Pocket! (Dispo depuis hier dans quelques magasins, genre Album à Paris)
L’occasion pour nous de vous partager nos critiques sur ce roman qui fut un de meilleurs parmis les premiers du Nouvel Univers Star Wars.

Mais d’abord petits rappels en tout genre :

Les Seigneurs des Sith


Synopsis :

Lorsque l’Empereur et son célèbre apprenti Dark Vador se retrouvent bloqués au beau milieu d’une insurrection sur une planète inhospitalière, ils doivent compter l’un sur l’autre, la Force et leur propre cruauté pour l’emporter. “Il semble que les choses se déroulent comme vous le pensiez Seigneur Vador. Nous sommes bien pourchassés”.

Anakin Skywalker, Chevalier Jedi, est juste un souvenir. Dark Vador, nouvellement consacré Seigneur des Sith, émerge. L’apprenti choisi par l’Empereur a rapidement prouvé sa loyauté au côté obscur. Pourtant, l’histoire de l’Ordre Sith n’est que duplicité, trahison et apprentis renversant violemment leurs maîtres – et la véritable allégeance de Vador reste à être prouvée. Jusqu’à présent.

Sur Ryloth, une planète cruciale pour cet Empire grandissant, notamment en terme de source d’esclaves et de narcotique (connue sous le nom “d’épice”), une résistance agressive est née, menée par Cham Syndulla, un combattant idéaliste de la liberté, et Isval, un ancien esclave revanchard. Mais l’Empereur Palpatine est bien décidé à contrôler le monde assiégé et ses précieuses ressources – que ce soit grâce à la puissance politique ou à la puissance de feu – et ne sera en aucun cas intimidé ou renié. Accompagné par son disciple sans merci, Dark Vador, il décide d’accomplir en personne cette mission, afin de s’assurer que les choses soient faites comme il l’entend.

Pour Syndulla et Isval, c’est l’opportunité de frapper au coeur de cette dictature sans pitié balayant la galaxie. Pour l’Empereur et Dark Vador, Ryloth devient bien plus qu’une simple affaire d’insurrection à régler : lorsqu’une embuscade les amène à atterrir de force sur la planète, où un terrain inhospitalier et une armée composée de résistants les attend, leur relation est sur le point d’être testée comme jamais. Avec seulement leur sabre laser, le côté obscur et la confiance qu’ils s’accordent l’un à l’autre, les deux Sith doivent décider si le lien brutal qu’ils partagent en fera des alliés victorieux ou des adversaires mortels.

La critique sans spoiler de Lain-Anksoo
I) Contexte

Lords of the Sith ou Les Seigneurs des Sith, de Paul S Kemp.
Paul S Kemp est un des auteurs qui a réussi à me donner des sueurs froides avec sa petite duologie Riptide et Croscurrent, un écrivain qui n’a plus à faire ses preuves sur du Star Wars. Mais ça c’était avant, on est dans la nouvelle continuité donc on oublie tout et on recommence.

Il s’agissait d’un des livres que j’attendais le plus, une belle couverture, l’Empereur et Vador seuls face à la galaxie, bref ça roxx du poney nain, sur le papier. Qu’en est-il donc du livre ? Livre qui est aussi du papier … je me rends compte de la stupidité de ce que j’écris au moment même où je l’écris …
En refermant ce livre j’ai eu un léger sentiment de frustration, comme s’il manquait quelque chose… En y réfléchissant bien, en prenant chaque scène séparément, aucune n’est mauvaise, certaines sont même excellentissimes mais l’ensemble est incomplet. C’est un peu comme regarder une série composée de 100% d’épisodes grandioses mais sans season finale, j’ai même cru qu’il me manquait un chapitre.

II) Les Impériaux et les Twi’leks !

J’ai été bluffé ! Comme pour Tarkin où l’Empire correspondait à la trame de fond du roman, on a droit ici, non pas à une description de l’ensemble de l’institution impériale, mais un développement assez poussé et très intéressant de certains de ses membres. Bien sûr, Vador et l’Empereur tiennent tous deux la première place, mais la Moff Delian Mors et le Colonel Dray Belkor sont eux aussi bien développés par l’auteur tout au long du roman.

Grâce à ça, on a une belle évolution des sentiments et états d’âme de ces deux personnages jusqu’à la schizophrénie finale de l’un et la reprise en main de sa vie par l’autre ! C’est cela qui est vraiment génial, car en découvrant ces deux Impériaux, on ne se doutait pas une seule seconde comment ça allait finir pour eux tellement on est à l’antithèse de ce qu’ils étaient au départ.

Venons-en à Vador et l’Empereur ! Sans doute la meilleure représentation de Vador que je n’ai jamais vu ! Je l’ai dit à Kemp sur twitter : son Vador est parfait ! C’est une parfaite prolongation du Vador de Tarkin (le roman) que ce soit dans la relation avec son maître (encore une fois parfaite) ou ses émotions suite à son passage du côté obscur (seulement cinq ans plus tôt !). Je rajouterai même que c’est ce livre qui a réussi pour la première fois à me terrifier avec Vador; Vador que je voyais toujours comme un robot mal articulé; avec une scène où on ne fait que l’entendre, sans même le voir…

L’Empereur lui aussi est très bon, bien que pas assez présent à mon goût … Dommage, mais l’un des sentiments que j’ai eu en lisant le livre c’est que Palpatine aurait pu l’écrire, tout le long du livre on a l’impression qu’il est omniscient et qu’il savait, sait, saura tout ce qui va se passer, il n’a jamais peur, reste maître de ses émotions. D’ailleurs c’est l’une de mes frustrations car j’aurais aimé une confirmation de cela à la fin du livre, même si il le dit à demi-mot. Et pour une fois, on a un livre où l’Empereur combat et sort son sabre !

Petit bémol ensuite pour les Twi’leks. Les résistants dans le livre sont pour moi trop fades, n’ont pas ou peu de charisme, même si Kemp reprend un personnage de The Clone Wars et Rebels en la présence de Cham Syndulla, dont on nous confirme au passage qu’il est le papa de Hera.

Ce qui aurait été intéressant, c’était de le suivre lui, mais finalement il a un rôle assez secondaire et c’est son acolyte, ancienne esclave sexuelle, qui tient le premier rôle voire même éclipse le sien. Kemp essaie tout de même de lui accorder le temps d’un chapitre un background captivant même si finalement ce n’est pas ça qu’on retiendra d’elle, alors que c’était sans doute le plus intéressant.

III) La chasse de l’Empereur et Vador

De par le développement de nouveaux personnages, Kemp créer dans ce livre, dont on ne doute pas un seul instant que Vador et l’Empereur sortiront indemnes, une attente, un suspense pour ces nouveaux héros ou méchants pour lesquels on s’est attaché le temps de notre lecture.

Sincèrement, à la fin, c’est à se demander qui chassait qui. L’Empereur avait-il tout prévu ? Les Twi’leks sont-ils tombés dans un piège ? Je ne saurais le dire, mais je pense tout de même que Palpatine n’avait pas prévu que ce mouvement de résistance ait autant de moyens. Le seul point qui demeure certain, c’est que l’Empereur fait passer tout au long du livre un test à Vador. Pour ce qui est de la chasse en tant que tel, on n’aura pas le temps de se reposer, tout s’enchaine très vite, ce qui fait que le roman nous parait plus court que ce qu’il n’est. Ça commence dans l’espace en dehors du système de Ryloth, ça se poursuit en orbite de la planète puis sur la planète, dans des grottes, des stations Impériales, des villages Twi’leks, etc… Et les rares fois où il n’y a pas de combat, on a droit à des petites intrigues politiques et des trahisons impériales…

J’aurais cependant aimé davantage de combat face aux Twi’leks une fois sur la planète, que face à la faune locale… Car on a beau penser avec la bataille spatiale du début, qui est juste grandiose et très complète stratégiquement, que le mouvement de résistants est important et très bien armé, on n’a droit qu’à quelques soldats au sol pour une bataille finale en pétard mouillé… Comme je l’ai dit au début, assez déçu de ce final qui se fait en quelques pages, malgré des morts assez classes de certains personnages. On devine rapidement que tout va être bouclé en quelques paragraphes quand on voit les forces en présence, et de qui elles reçoivent leurs ordres. Mais surtout le livre se finit sur cette bataille ! On n’a pas de conclusion derrière, de petite discussion entre Impériaux survivants; pour ne pas dire lesquels survivent; ou Vador et l’Empereur qui retournent sur Coruscant. Non tout se finit sur Ryloth au milieu de nulle part après une petite bataille sans réel suspense.
Dommage.

Les plus :

– Les Impériaux
– La bataille spatiale
– Vador qui fait peur
– Petit raccord à The Clone Wars et Rebels, même si je n’aime pas vraiment ces séries

Les moins :

– Une fin sans explosions de partout…
– Le mouvement de résistance
– Pas de conclusion digne de ce nom

Note : 80%

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La critique sans spoiler de Link

Voici le genre de roman que l’on a envie de lire rien qu’en voyant la couverture : Dark Vador et l’Empereur Palpatine ensemble, en héros, sur une planète hostile sur laquelle ils doivent mater une rébellion naissante. On retrouve Paul S. Kemp à l’écriture, connu pour ses trois romans de l’Univers Legends : Complots, Crosscurrent et Riptide (ces deux derniers n’étant jamais sortis en France), des romans plutôt bien reçus par le public. Alors, après un Heir to the Jedi raté, ce Lords of the Sith, quatrième roman de l’univers officiel, est-il une réussite ?

I) Un rythme soutenu et prenant

Dès que l’on commence le roman, l’une des choses marquantes est son rythme. Kemp ne s’embarrasse pas à mettre des pages et des pages pour poser l’intrigue, il rentre immédiatement dans le bain : Vador et Palpatine se rendent sur Ryloth, la planète natale des Twi’leks, pour éradiquer un mouvement de résistance mené par Cham Syndulla (le même que dans The Clone Wars). Les quatre premiers chapitres nous présentent les personnages principaux, et l’action se met immédiatement en route. Pour preuve : les quinze chapitres suivants (jusqu’à la fin du roman) se déroulent sur deux jours uniquement. L’action est donc omniprésente du début à la fin… mais le gros avantage de Kemp, c’est qu’il sait la doser. Certes, quelques scènes peuvent être qualifiées de ” bourrins » et pas très utiles, mais elles sont rares (alors que c’était un défaut de Kemp dans Crosscurrent et Riptide). Pour faire simple : on ne s’ennuie pas.

II) Un scénario qui surprend !

Il faut bien avouer qu’à la lecture du pitch en début de critique, vous vous êtes dits : ” ouais, c’est comme Titanic ton bouquin, on sait comment ça se termine ». Effectivement, vous n’avez pas tout à fait tort… mais un peu quand même ! Kemp réussit la prouesse de nous tenir en haleine, de nous bercer d’illusions, de nous faire croire que toute issue est possible avant l’emballage final, grâce à des rebondissements bienvenus. Le final est d’ailleurs assez surprenant tant il laisse la porte ouverte à une suite, que j’espère vraiment, soi-dit en passant.

On peut aussi signaler que, pour une fois, tout n’est pas facile pour les dissidents Twi’leks. Rappelez-vous les destroyers vides de Rebels ou de The Clone Wars, les endroits censés grouiller d’Impériaux et où les héros ne rencontrent que trois paumés… L’auteur a bien comblé ces défauts-là, et on ne peut que s’en réjouir.

III) Des personnages (très) intéressants

Depuis le début du nouvel univers étendu, nous n’avions pas eu de nouveaux personnages vraiment marquants. Certes, Kanan et Hera dans A New Dawn ont été développés dans Rebels, mais Tarkin et Heir to the Jedi étaient très pauvres en nouvelles têtes intéressantes. Et là, grosse bonne surprise dans ce roman ! Pas mal de nouveaux protagonistes bénéficient d’un background très développé et très intéressant à suivre. Que ce soit du côté des Impériaux, avec la Moff du secteur de Ryloth qui n’est pas sans rappeler l’amirale Daala de l’Univers Legends, ou du côté des Twi’leks et des résistants, Kemp ne se contentant pas de les introduire sans explication, pour les utiliser comme du bétail.

Seuls trois personnages déjà connus sont au casting : Cham Syndulla (papa de la petite Hera de Rebels) vu dans The Clone Wars, et donc l’histoire est là aussi bien approfondie ; et donc nos deux héros : Vador et Palpatine. Et là, c’est la jubilation. Le duo fonctionne à merveille. On retrouve un Vador tel qu’on le connaissait avant son passage sur Mustafar : très doué au combat et aux commandes d’un vaisseau, mais ayant presque perdu toute humanité, malgré quelques résurgences du passé. Palpatine est un peu en retrait durant la première moitié du roman, mais c’est pour mieux se montrer dans la seconde. Et hormis dans La Revanche des Sith, l’Empereur n’est jamais apparu tel que dans Lords of the Sith. Assurément l’un des gros points positifs !

Conclusion :

Lords of the Sith est assurément le meilleur roman paru jusqu’à présent dans la nouvelle continuité. Kemp nous délivre un roman au scénario pas si prévisible que ça, et surtout des personnages dont le potentiel est loin d’avoir été exploité totalement, ce qui nous laisse espérer une éventuelle suite, ou au pire une réutilisation de ces protagonistes dans d’autres romans.

Note : 82 %

On parle de tout ça sur les forums.
Et pour ceux qui l’auront lu ou l’ont déjà lu la fiche du livre pour mettre un petite note et donner votre avis (bah oui après quand je fais des retrospectives si y a que nos notes à Link et moi c’est pas drole !

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