[Littérature] Review Death Trooper débarque chez Pocket !

Aujourd’hui sort en France chez Pocket Death Trooper, livre de Joe Schreiber mais aussi le premier vrai roman horrifique se déroulant dans la galaxie Star Wars.
Ce roman étant sorti il y a maintenant quelques années en anglais je vous invite à découvrir non pas ma critique ou celle de Link mais celle d’un vieux (vieux vieux) staffeur littérature à savoir notre cher Xximus !

Mais d’abord petit rappel de la couverture (Legends) VF et du synopsis :

Death Troopers


Le synopsis :

Peu après la destruction de l’Étoile Noire, l’emprise de l’Empire sur la galaxie est devenue un poing vengeur et inflexible. Poussées à agir par l’Empereur Palpatine, les forces impériales ont intensifié leurs efforts pour traquer et emprisonner les sympathisants rebelles, les emmenant sur leurs nouvelles lunes de détention via d’énormes barges prisons.

Ces barges sont des chambres flottantes de dégradation notoirement peu fiable, au sein desquelles la cruauté des gardiens impériaux rivalise avec celle des détenus. C’est alors que le gardien-chef de la barge Virtue découvre un Star Destroyer abandonné, et envoie à son bord une équipe pour récupérer les pièces nécessaires à la réparation du Virtue. Ceux qui arrivent à revenir sont infectés par un virus si mortel qu’il a éliminé en quelques heures 99 % de la population carcérale. Mais pour la poignée de survivants, la vraie horreur ne fait que commencer. Car les détenus et les gardes touchés par le virus ne restent pas morts … et quand ils reviennent, ils sont affamés.

La review sans spoiler de Xximus
Death Troopers est un peu un ovni dans les productions de l’UE. À quelques exceptions près comme les ” Galaxies de la peur » qui lorgnaient plutôt du côté des ” Chairs de poules », rares sont les romans estampillés Star Wars mélangeant horreur… et Star Wars justement. Un tel mixe, il faut l’avouer, inquiète autant qu’il intrigue. Alors, qu’en est-il dans les faits ?

Joe Schreiber prend dès le début le parti d’écrire un roman dans le plus pur style du survival horror. Sans s’inquiéter de savoir si son développement va coller avec l’ambiance Star Wars, il met en place un ton qui passe du suspense à l’horrifique avec une certaine réussite. Et il semblerait qu’il s’agisse là du choix le plus intelligent. Plutôt que de s’inscrire dans la veine SW que nous connaissons au risque de rompre le charme avec l’arrivée de l’horreur, le livre passe presque à côté des éléments caractéristiques de l’univers starwarsien et offre une sympathique histoire de virus qui décime tout l’équipage d’une barge pénitentiaire. L’auteur sait tirer parti de chaque situation, met en place ses personnages (tous spécialement créés pour l’occasion), et nous fait passer de l’exploration inquiétante d’un destroyer abandonné à la propagation effrayante du virus, jusqu’au décès assez horribles de la quasi-totalité des membres de l’équipage… qui vont se réveiller de manière inexplicable pour une partie jubilatoire de ” si je t’attrape je te mange » avec les survivants immunisés.

Il faut vous prévenir à ce sujet : on a dit à Shreiber de faire un roman d’horreur, il l’a fait. Enfants de 8ans, passez votre chemin. Ici, ça dégobille des tripes et du sang à tout va, là ça arrache la chair du cou avec les dents, ailleurs les membres gangrénés suintent leur pourriture… Ces passages sont plutôt bien amenés et comme dans un bon film horror/sf assez sympa à suivre ; ils évitent le piège de ” faire de l’horreur pour faire de l’horreur », et le livre remplit honnêtement et sans lourdeur son rôle de bouquin qui fait peur. Le plus étonnant c’est qu’on finit par se laisser prendre au jeu, avec ces chapitres courts de 3-4 pages maximum qui font monter la tension, si bien qu’on oublie presque que l’on est dans la galaxie de George. Alors quand Yan et Chewie débarquent, on s’inquiète un peu, mais plus pour les mêmes raisons.

Mais ça passe, une fois encore. Certes on sent que l’auteur préfère les reléguer au second plan et après un ou deux chapitres qui leur sont consacrés, on revient très vite aux autres personnages qui collent davantage à l’ambiance gore/terrifiante mise en place. Et c’est tant mieux, car si voir les deux compères se joindre à la fête est plaisant au début, on se dit très vite que le duo est loin d’être indispensable, et est interchangeable avec n’importe quelles autres célébrités de l’UE. L’intérêt se trouve vraiment du côté des autres personnages dont la survie semblent de plus en plus compromise à mesure que le récit tend vers sa fin. L’horreur est sans cesse renouvelée et déclinée de mille et une manière : tantôt physique, psychologique, inattendue, jouissive, elle ravira les amateurs du genre sans trop brusquer les novices en la matière. En effet, la narration joue finalement très peu sur le ressort descriptif, la peur s’insinue d’abord dans les pensées des personnages, dont l’auteur nous fait part, et leur angoisse peut alors devenir la nôtre.

L’ultime mise en garde, et qui révèle ce que certains verront comme un défaut, concerne la raison d’être du livre. Il faut se faire à l’idée tout de suite, le roman n’apporte quasiment aucun pierre à l’édifice de l’UE, il est, comme son histoire, véritablement en vase clos. On pourra au mieux constater que l’Empire se livre à des tests d’apprentis sorciers qui virent donc parfois au cauchemar, mais ça s’arrête là. Pour apprécier pleinement Death Troopers, il faut déconnecter, pour le temps de la lecture, son cerveau de fan SW (oui je sais, c’est dur, mais essayez, ça marche…) et être prêt à entrer dans un pur divertissement, ni plus ni moins. Sinon, on risque effectivement d’être déçu et d’attendre désespérément le style que l’on connaît et des éléments capitaux qui n’arriveront jamais…

Conclusion

Ouvrir Death Troopers, c’est un peu comme acheter un ticket de cinéma pour le dernier horror movie diffusé dans les salles. Il s’agit de ne pas bouder son plaisir et de savoir où l’on met les pieds, sans quoi on risque de ne pas profiter du spectacle. Prenez du pop-corn, savourez ce qui est bon à prendre, et même si en refermant le livre vous êtes bien en peine de définir l’intérêt réel de son contenu, vous aurez quoi qu’il arrive passé un bon moment Star Wars, plutôt original.

Voilà pour l’avis de mon aïeule je vous invite à donner le votre sur la fiche du livre (la fiche numéro 666 si c’est pas un signe ça) ET sur le forum !

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

Email
Print