[Littérature] Un extrait en Français du le roman Last Shot de Daniel José Older

Bonsoir à tous

Vous le savez maintenant, le roman Last Shot, signé Daniel José Older, paraîtra le 17 Avril aux USA (bien évidemment, pas de date française pour le moment) et fait partie des romans liés au fil Solo: A Star Wars Story.

Le

  • Synopsis :

    Même le vaisseau le plus rapide de la galaxie ne peut échapper au passé…

    AVANT :

    C’est l’un des secrets les plus dangereux de la galaxie : un mystérieux émetteur à la puissance inconnue et une récompense pour sa découverte dont la plupart ne peut que rêver l’obtenir. Mais ceux qui ont volé à bord du Faucon Millenium durant sa tristement célèbre histoire ne sont pas des contrebandiers moyens. Non pas une, mais par deux fois, l’équipage du Faucon a tenté d’obtenir cette récompense – tout d’abord Lando Calrissian et le droide L3-37 à l’aube d’une carrière ambitieuse, et plus tard, un Han Solo jeune et affamé en compagnie de son copilote Chewbacca. Mais les créateurs de l’appareil, le criminel instable Fyzen Gor, ne souhaite pas partager. Et Gor sait comment se venger…

    AUJOURD’HUI :

    Dix ans se sont écoulés depuis la dernière fois que le héros Rebelle Han Solo a rencontré Fyzen Gor. Avec sa participation victorieuse à une rébellion contre l’Empire et la fondation d’une famille avec une princesse Alderaanienne, Han n’a pas eu beaucoup le temps de penser à l’inventeur fou. Mais lorsque Lando se montre à la porte de Han au milieu de la nuit, il est en train de fuir les assassins envoyés par Fyzen. Et sans l’aide de Han, Lando, et toute sa vie sur la Cité des Nuages, seront détruits.

    Assistés d’un pilote tête brûlée, d’un prodige Ewok craqueur, d’une femme qui pourrait être l’amour de la vie de Lando, et du meilleur ami à fourrure de Han, les deux vauriens les plus célèbres de la Nouvelle République vont oeuvrer ensemble une fois de plus. Ils devront voyager parmi les étoiles – et dans le passé – avant que Gor n’utilise la puissance de l’appareil pour remodeler la galaxie.

    Extrait :

    …POUR LA PRINCESSE LEIA ORGANA. MESSAGE URGENT. MESSAGE URGENT pour la Princesse Leia Organa. Répondez s’il vous plait. Message –

    — Hngh… (Han Solo s’éveilla, un petit pied dans le visage et la voix irritante d’un droide dans les oreilles.) Quoi ?

    Le petit pied était relié au petit corps de Ben Solo, dormant à l’évidence pour ce qui semblait être la première fois depuis des jours. Han écarquilla les yeux. Le garçon allait-il se réveiller ?

    — Je transfère le holo de la Chancelière Mon Mothma immédiatement, vrombit T-2LC, le droide de protocole de Leia.

    — Quoi ? Non !

    Han s’assit, essayant de ne pas trop déplacer Ben. Il était torse nu, et ses cheveux devaient sûrement partir dans huit directions différences. Il avait probablement des saletés sur son visages. Il ne souhaitait déjà pas parler à Mon Mothma dans des circonstances normales, et encore moins nu et tiré du lit.

    — Leia ? fit une voix alors que la pièce s’illuminait d’un holoprojection fantômatique bleutée.

    Ben s’étira, frappant Han une fois au visage.

    — Oh, fit Mon Mothma, plissant les yeux à l’image qu’elle voyait depuis peu importe l’endroit où elle se trouvait. Excusez-moi, Général Solo.

    — Je ne suis plus Général, grommela Solo en essayant de garder sa voix basse.

    Mon Mothma acquiesça.

    — Je suis au courant. (Han lui trouvait toujours un air spectral, avec ses robes flottantes et son regard éloigné. La voir sous forme holographique ne faisait que renforcer cette idée.) C’est mon habitude de m’adresser aux vétérans avec leur rang, quel que soit leur status.

    — Très bien, fit Han.

    — Leia est-elle là ?

    — Je peux la retrouver pour vous, suggéra T-2LC, se tournant juste assez pour déplacer l’hologramme brillant de Mon Mothma sur le visage endormi de Ben.

    — LC ! cingla Han.

    Les yeux de Ben s’ouvrirent en grand sur la forme bleue dansant devant lui, et éclata en sanglots. Han secoua la tête ; il ne pouvait pas vraiment en vouloir au gamin – Han aurait probablement fait la même chose s’il s’était réveillé soudainement entouré d’un nuage brillant de la forme de Mon Mothma. Ce qui était presque arrivé, maintenant qu’il y réfléchissait.

    — Shh, viens ici, petit gars.

    Il passa ses mains sous les petits bras de son fils et l’attira contre sa poitrine. Han sentit le faible battement de son cœur pendant que Ben reniflait.

    — Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? murmura Han en criant presque.

    — Je suis désolé monsieur. Ma programmation indique que lorsqu’un message urgent est reçu, je dois immédiatement alerter le membre de la famille le plus proche, et dans ce cas –

    — Très bien, LC. Va trouver Leia.

    — Comme vous voulez, monsieur.

    — Quel culot, grogna Han, tenant Ben près de sa poitrine pendant qu’il sortait du lit. Ooh.

    Un éclat de douleur le parcourut au bas du dos. De vieilles blessures de guerre. Ou simplement la vieillesse. Ou les deux. Fantastique. L’holoécran de l’autre côté de la pièce indiquait qu’il était 0430. Il avait une masse de réunions ennuyeuses aujourd’hui, qui démarraient une semaine de planification et de préparation pour la rencontre inaugurale de la Commission des Pilotes de la Nouvelle République, dont Han avait accepté la direction – une erreur, il essayait encore de comprendre comment il s’était retrouvé là-dedans. Han détestait planifier. Il détestait aussi préparer. Mais ce qu’il détestait par-dessus tout, à l’exception de l’Empire, c’était les réunions. Et étant donné que cela faisait un peu plus de deux ans que l’Empire avait disparu, les Vestiges de sa flotte éliminés dans les cieux de Jakku alors que Ben naissait, les réunions avaient pris la première place sur la liste des choses que Han détestait.

    Et s’il y avait bien une chose que cette République vacillante adorait, c’était les réunions.

    Il pouvait probablement faire une petite sieste avant de se préparer, pensa Han en se rallongeant. Le petit Ben le regarda d’un air fatigué, et ses yeux noirs s’arrêtèrent sur Han l’étudiant. Han n’avait aucune idée de la raison pour laquelle quelqu’un de deux ans pouvait avoir d’aussi anciens yeux. C’était comme si Ben avait attendu pendant un millénaire avant de se montrer à ce moment précis de l’histoire.

    Lentement, les yeux de Ben Solo se refermèrent et son menton se posa sur l’épaule de Han.

    Han secoua la tête et sourit. Voilà qu’il pensait à des destinées et des fatalités. Il commençait à ressembler à Luke.

    L’idée le fit à la fois sourire et le désarçonna, et c’est dans ce mélange de sentiments que le sommeil le prit de nouveau sans prévenir, dissolvant la chambre, l’agitation de l’autre côté du mur, les gazouillis des oiseaux matinaux au dehors, la semi-luminosité d’un jour nouveau, tout cela dans un voile plaisant…

    … Jusqu’à ce que des coups frénétiques ramènent de nouveau Han dans le monde de l’éveil.

    — Quoi ?

    Il éloigna doucement Ben de lui et se leva, le cœur battant.

    Bang bang bang !

    Le balcon. Cela provenait de la porte sur le balcon. Restant hors de vue de la grande fenêtre, Han prit Ben et l’étendit sur le sol, de l’autre côté des coups frappés à la porte. Puis il s’approcha de la table de nuit, en ouvrit le tiroir, et prit son blaster. Ôta la sécurité. Se dirigea vers la porte.

    Bang bang bang !

    Dans le coin désormais, une main sur la poignée, l’autre sur la détente, il se tourna vers Ben. Toujours endormi. Tout dans Han voulait se ruer par la fenêtre la plus proche et lâcher un barrage de tirs de blaster. Mais ce n’était pas le bon moyen d’agir, et s’il s’agissait d’une menace, une telle imprudence n’aboutirait qu’à les faire tuer, Ben et lui.

    Lentement, doucement, il tordit son coup pour observer le petit écran montrant le flux de sécurité du balcon.

    Tous les muscles de son corps se relâchèrent en même temps alors qu’il ouvrait la porte, un grand sourire traversant son visage. Là, dans la lueur violette du matin, se tenait Lando Calrissian, vêtu comme d’habitude d’une chemise impeccable, d’une cape, de bottes brillantes, et d’un bouc parfaitement taillé.

    — Si ce n’est pas… commença Han, mais il laissa sa voix trainer.

    Une chose était différente à propos de Lando : son sourire de vaurien ne s’étendait pas sur son visage. En fait, il avait l’air vraiment furieux.

    — Qu’est-ce qu’il se passe, mon vieux ? Et pourquoi es-tu – ?

    Han ne finit pas car Lando se reculait, se raidit, le poing serré, puis le lança en avant de toutes ses forces. Puis, évidemment, le poing rencontra le visage de Han qui recula en grognant et, alors que le monde sombrait dans les ténèbres, il pensa : J’aurais probablement dû le voir venir.

    Voilà pour aujourd’hui. A noter que cet extrait nous apprend que la partie “dans le présent” de ce roman se déroulera en l’an -7.

    On en parle sur les forums.

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