[Littérature] Un nouvel extrait en Français, avec Padmé, du roman Thrawn – Alliances de Timothy Zahn

Bonjour à tous

Le roman –

Voici donc l’extrait avec Padmé, en Français.

Le vaisseau de Duja – Padmé n’avait jamais su son vrai nom, mais son identification actuelle l’appelait le Possibilité – était petit et étroit et, pour l’observateur occasionnel, complètement inoffensif. Mais l’observateur occasionnel se trompait. Le vaisseau disposait de boucliers additionnels, de canons laser jumeaux à l’avant et d’un à l’arrière, et une paire de torpilles à protons dernier cri. Davantage un petit chasseur qu’un simple transport, il avait facilement échappé à la pitoyable police de Batuu.

Il devrait s’écraser de façon spectaculaire, pensa-t-elle depuis le cockpit de la capsule de sauvetage. Elle ne savait toujours pas comment le vautour l’avait eue. Elle s’était dirigée droit vers Mokivi dès qu’elle était entrée dans le système, puis avait parcouru les plaines sauvages, les maquis et le lac à la plus basse altitude possible. Ajouté à la taille compacte du Possibilité, cela aurait dû lui permettre d’éviter toutes les patrouilles dans la zone des coordonnées de Duja. A l’évidence, cela n’avait pas fonctionné. Le vautour l’avait attrapée, et elle ne l’avait pas vu venir. Apparemment, la poursuite avec la police de Batuu avait endommagé son vaisseau bien plus qu’elle ne l’imaginait. Elle avait eu à peine le temps de lui faire prendre suffisamment d’altitude pour permettre à la capsule de sauvetage de se déployer avant qu’il commence à partir en lambeaux. Et maintenant, alors qu’elle luttait pour contrôler sa chute vers les collines au-dessous, elle observait les multiples débris du Possibilité poursuivre le chemin vers le paysage lointain.

Comme Duja, le vaisseau avait fait face à sa dernière épreuve et avait perdu. C’était désormais à Padmé de les venger tous les deux.

Ceci semblait cependant de moins en moins probable. Les fragments du Possibilité étaient encore en train de brûler et de fumer dans les airs, et elle pouvait déjà apercevoir une poignée de droides vautour se rassembler à l’horizon. Jusqu’à présent, ils ne semblaient pas avoir repéré sa capsule parmi les débris, mais au moment où ses répulseurs s’enclencheraient, ils détecteraient sûrement sa trajectoire peu naturelle.

Et même si ce n’était pas le cas, le terrain au-dessous n’offrait que peu d’espoir de fuite. Les collines étaient recouvertes de rochers escarpés, d’herbes, et de buissons sauvages, ne fournissant aucune couverture pendant des kilomètres. Il y eut un rayon de soleil émanant de la rivière serpentant en contrebas ; elle distingua les buissons onduler grâce au vent provenant de la colline –

Elle retint son souffle. La rivière.

Ce serait risqué, mais pour le moment, c’était sa seule chance. Elle jeta un dernier regard en direction des droides vautour, puis posa les mains sur les contrôles et se mit au travail.

La capsule possédait les options de pilotage standard qui offraient au passager un choix de zones d’atterrissage. Mais à l’instar des répulseurs, utiliser les moteurs faisait courir le risque d’attirer l’attention des vautours. Heureusement, la rivière était à proximité, et il ne fallut qu’un bref ajustement des contrôles pour lui faire prendre le bon vecteur. Elle observa la rivière s’approcher d’elle, essayant de juger le moment exact où les risques de se faire détecter par les droides et de se briser le dos étaient minimums. Cinquante mètres… Quarante… Trente… Dix… Elle se tint prête, et enclencha les répulseurs.

La décélération qu’elle avait programmée fut plus intense que prévue, la collant dans son siège avec une pression de plusieurs g. Même ainsi, la capsule heurta la rivière dans une grande éclaboussure, et elle vit l’eau monter par la visière tandis qu’elle coulait. Elle coupa les répulseurs et expira de soulagement.

Elle n’était pas préparée à ce que les répulseurs se remettent en route d’eux-mêmes.

Elle reprit les contrôles en main, forçant une extinction manuelle. Mais ce n’était pas suffisant. Même sans eux, la capsule avait une flottabilité suffisamment importante pour retourner vers la surface. Sûrement une mesure de sécurité délibérée, qu’elle aurait accueillie avec joie dans d’autres circonstances.

Ici, cependant, une capsule de secours en mouvement ne ferait que garantir sa capture.

Elle parcourut des yeux le panneau de contrôle, à la recherche d’une inspiration, essayant de trouver une astuce qui lui permettrait de contourner cette sécurité et de la faire redescendre. Mais les concepteurs de la capsule n’avaient à l’évidence pas pensé à cette situation.

Ce qui ne lui laissait qu’une seule solution. Elle serra les dents, observa le niveau de l’eau par la visière, et déverrouilla la trappe.

Durant un instant, rien ne se passa. L’eau continua de baisser tandis que la capsule poursuivait son ascension. Puis, dans un grincement de protestation, les servomoteurs réussirent à faire ouvrir la trappe grâce à la pression extérieure.

Et, avec un bruit sifflant, la rivière se mit à remplir la capsule.

Padmé haleta lorsque le courant glacé heurta ses côtes et ses jambes, bien plus froid qu’elle ne l’avait cru. L’eau se rassembla rapidement autour de ses pieds, puis monta vers ses tibias, trempant sa peau sous son pantalon. La lente ascension de la capsule ralentit, puis cessa ; puis, alors que le niveau de l’eau approchait des genoux de Padmé, la capsule se mit de nouveau à couler doucement.

Elle reverrouilla la trappe, se demandant ce qui se produirait si l’eau avait pénétré les composants électroniques ou incapacité les moteurs. Mais la trappe obéit à la commande, se referma, coupant l’arrivée d’eau. Levant les yeux vers la visière, elle observa le jeu de la lumière à la surface de l’eau pendant que la capsule continuait de couler, avant de finalement s’arrêter à un seuil de flottaison neutre.

Elle vérifia ses instruments. Les informations étaient assez ambiguës, mais il semblait que le haut de la capsule se trouvait quatre mètres sous l’eau. Avec un peu de chance, cela serait suffisant pour masquer sa présence des recherches Séparatistes et la laisser flotter.

En fait, et avec encore plus de chance, elle pourrait même aller droit vers l’usine de production elle-même. La plupart des industries requerraient un approvisionnement en eau, et la rivière se dirigeait vers les coordonnées de Duja.

De toute façon, tant qu’elle n’était pas sortie de la zone de recherches, il n’y avait rien à faire. Coupant tout ce qu’elle pouvait, elle leva les pieds vers le tableau de bord pour les sortir de l’eau, et s’installa pour une longue attente.

Elle n’était pas là pour son confort. Elle était là pour s’assurer que Duja n’était pas morte en vain.

Voilà pour aujourd’hui. On en parle sur les forums.

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